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Le Journal Intime d'Akemi Su, et quelques nouvelles policières/fantastiques.

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Chris et Dim ~ Prologue

  

    Le jeune homme se lança à la suite du fameux Grand M, non sans s’être emparé auparavant de son Beretta et d’un 357 Magnum posé sur la table de négociations. La salle sombre était à présent effrayante. Le profiler jeta un ultime regard au bain de sang dont il était l’origine. Son fusil-mitrailleur avait bien servi. Mais c’était pour la bonne cause. Il mit ses lunettes de vision nocturne et, de son doigt ganté, éteignit la lumière.

   Il s’élança alors dans le couloir obscur. Le Grand M ne semblait pas gêné par l’obscurité, et traçait sa route, tel un loup sanguinaire en pleine forêt. Le profiler entendit un bruit sur sa gauche mais ne vit qu’un objet voler dans le couloir ; le Grand M avait tenté de le leurrer. C’est qu’il ne devait pas se trouver bien loin. Planqué derrière une porte entrouverte, l’agent hésita, mais passa la tête par l’ouverture pour voir s’il l’attendait derrière. Il la retira précipitamment lorsqu’il entendit celui-ci enlever le cran de sécurité de son arme à feu ; une rafale de balles fusa.
   Le profiler sentit une brûlure sur sa joue. Il passa délicatement le doigt dessus, et, à travers ses lunettes, vit y briller un liquide. Il surgit de sa cachette et, sans avertissement, vida toutes les balles du Magnum sur lui. Ces balles contenaient un traceur, une nouvelle avancée de la nanotechnologie,  censé indiquer sa position durant douze heures. Une fois dans l’organisme de sa victime, la balle éjectait une nanopuce ; celle-ci allait alors se greffer dans le muscle environnant.
   Le Grand M, touché à l’épaule droite, à la jambe gauche, au pied et au torse, se traîna vers la sortie, laissant une traînée de son immonde sang. Le profiler s’y précipita également… et faillit tomber dans le vide. Effectivement, une avenue séparait le onzième étage du bâtiment d’une plate-forme. Sentant ses cheveux pris dans un vent soudain, l’agent redressa la tête. Un hélicoptère s’envolait. Le profiler reconnu la silhouette de l’assassin à bord. Sans perdre une seconde, il sauta dans le vide et déploya immédiatement son parachute qui ne le quittait jamais en missions spéciales. Une fois à terre, il se débarrassa du parachute et courut vers sa Mercedes McLaren spéciale mission. Il activa le traceur placé sur Lui depuis le tableau de bord de la voiture et démarra en trombe.
   Le traceur indiquait que l’hélicoptère se dirigeait vers l’aérogare. Le profiler écrasa la pédale d’accélération. La McLaren rugit alors. L’agent aurait bien appelé la sécurité du petit aéroport mais, à deux heures et demie du matin, il n’y avait plus grand-monde, et le profiler ne voulait plus de morts.
   A deux-cent mètres de l’aérogare, il éteignit les fars pour ne pas alerter les malfaiteurs. Le traceur indiquait que le Grand M se déplacait lentement. Arrivé à destination, l’agent spécial coupa le moteur de sa SRL. Avant de s’extirper du véhicule, le profiler troqua ses baskets contre des Rangers rangés sous son siège. Il referma la portière en laissant le contact sur la voiture, se dirigea vers le coffre et s’empara d’un parachute. Puis, d’un trot décidé, se précipita vers les avions et localisa un groupe d’hommes discuter.
     -   Es-tu sûr qu’il ne nous a pas suivi ?
     -   Oui, je te dis, je ne vois pas comment il nous aurait suivi !
     -   Il aurait pu placer un mouchard sur toi !
     -   Tu te fous de ma gueule ? Merde, il ne m’a pas touché une seconde !
   Le Grand M fit une moue de douleur, puis toisa son interlocuteur.
  Un autre homme intervint. Un robuste aux épaules carrées. Dans le genre sumo russe on ne pouvait faire mieux. Irréfutablement un garde du corps assez proche du Grand M. Le profiler le jugea trop baraqué pour pouvoir se frotter avec.
"Il faut que tu en sois certain. Et en ce qui concerne tes blessures nous avons un médecin sur place, on va le faire venir tout de suite. Mais tu dois quitter le pays. Immédiatement. "
   Le double agent ne bougea pas. Il ne voulait que le Grand M ; plus de morts. Il se déplaça lentement vers les criminels. Ceux-ci embarquèrent dans un gros Airbus.
   Le profiler profita d’un instant d’inattention du garde du corps qui alla chercher le pilote pour se glisser dans l’appareil. Une fois dans l'appareil, il paniqua un petit moment à l'idée qu'on le découvre, avant de découvrir des W.C. condamnées. Il s'y cacha. Le temps passa. Soudain, l'avion démarra. Le profiler faillit tomber dans le trou des toilettes et s'accrocha à la cuvette.
   Il décida de ressortir son bon vieux Beretta et de faire ce qu'il ne voulait pas faire. Après avoir mis un silencieux à l’arme, il risqua sa tête à l'extérieur et sortit de sa cachette. Ce serait rapide et sans témoin. Il arriva derrière le garde du corps, lui plaqua violemment la main sur la bouche et tira à bout portant.
   La mitraillette du malheureux chuta de ses mains mais le profiler la rattrapa avant qu'elle ne touche le sol, décrétant qu'elle pouvait lui être utile. Il posa silencieusement le corps du gorille sur le sol. Il le dépouilla de ses vêtements et s'en revêtit. Il jeta un coup d'œil au dessus de son épaule.
   Le Grand M était assis dans un des petits canapés, en compagnie de ses complices, captivé par un film répugnant, montrant un homme à l’allure infâme violant, puis tuant une petite fille.       L'agent se glissa dans le cockpit et assomma le pilote, puis il annonça au micro qu'ils allaient bientôt décoller. Ensuite, il se précipita sur les commandes pour accélérer le processus de décollage, mais il venait seulement de recevoir sa licence de pilote de 747 et, dans la précipitation, faillit rater le décollage. Une fois qu'il fut au-dessus des nuages, il mis le système de pilotage automatique hors service, enclencha le système d'atterrissage d'urgence, bloqua les commandes, et déposa sur le tableau de bord un explosif sous forme de cylindre.
   Il sauta alors de l'avion et déploya son parachute lorsqu'il distingua le sol. Il leva les yeux vers l'avion qui perdait de l'altitude. Alors il enclencha la bombe, avant de se détourner pour ne pas voir le spectacle, certain qu’il était mort. 
 
 
~ A suivre ~
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S
Impatiente de lire la suite... aussi très fan :)
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T
Et en + t'es romanciere !!!Pure qualitée !!!
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