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Le Journal Intime d'Akemi Su, et quelques nouvelles policières/fantastiques.

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Vendredi, petit matin chagrin ~ partie 1

    Tic-tac, tic-tac… Les unes après les autres n’en finissent pas de s’écouler les secondes, et je me trouve à la table qui m’a été assignée au début de l’année scolaire, tenant, du bout de mes doigts tremblotants, mon stylo plume de sombre opaque couleur. Soupirant sur mon devoir de philosophie, je lève les yeux au ciel. Un coup d’œil fugitif de mon professeur à mon égard m’indique expressément à quel point je lui semble criminelle ; je suis effectivement assise là, dans la même posture inerte, depuis pas moins de trois quarts d’heures, l’air coupable de ne pas avoir dormi de la nuit en raison de la visite tardive de mon cher Anthony adoré.
    Le doux souvenir de ma nuit passée me réchauffe immanquablement le cœur. Quoique vous ayez pu penser, mon meilleur pote et moi avons passés la soirée à la belle étoile, et discutant de tout et de rien, allongés sur la fraîche pelouse du jardin municipal. Certains instants riches en émotions ont donnés lieu à nos habituels petits câlins amicaux. Bien que souvent ambigüe, notre relation demeure cependant strictement platonique. Et s’ils nous arrivent de temps à autres de nous endormir ensemble après une soirée tout les deux, cela se fait en tout bien tout honneur. Nous sommes rentrés à nos domiciles respectifs aux alentours de cinq heures du matin. A peine atterrie dans mon lit, je me suis endormie… pour me réveiller une heure plus tard.
    Et me revoilà, à sept heures cinquante-quatre, les cernes creusées, le visage en charpie et jauni par la Bétadine dont je l’ai enduis, une allure de morte-vivante, affalée sur ma table, et en vue d’obtenir la bulle méritée de ma copie blanche. En plus bref, je suis un vrai film d’épouvante à moi toute seule. Et pour couronner le tout, comme s’il ressentait le besoin drastique de m’enfoncer dans mon malheur, Mr. Anosimius* vient se planter devant moi, ses épais sourcils froncés, et plus raide qu’un piquet. Il faut croire qu’il n’a toujours pas retiré le balais planté dans son derrière.
    Mal lui en prend ; de par mon désastreux début de journée, je me sens de forte méchante humeur, et peu encline à me faire enquiquiner par monsieur l’agrégé de grammaire et premier de sa promotion. Sans avertissement, je saisis le blanc de ses yeux de mon regard électrique. Mr. Anosimius entrouvre les lèvres et me chuchote quelque-chose, laissant échapper de sa bouche une funeste exhalation :
-         Votre copie ?
    Sans réponse, je me repenche sur ma feuille et remplis les cases nom, prénom de Su, Akemi. Puis je relève la tête et lui soumet ma merveille, un sourire narquois en coin de lèvres :
-         La voici.
    L’agrégé de grammaire n’est manifestement pas enchanté de ma réponse, ou plutôt, du ton employé. Il s’apprête à me le dire lorsque sonne la sonnerie. Sept heures cinquante-cinq. Sauvée par le gong ! Sans plus attendre, j’attrape mon sac Kaporal et fuis mes ennuis en filant de la salle.
    La gorge sèche, je me dirige à grand pas vers la buvette quand j’aperçois Anthony, mon Anthony, entouré d’Emilie et Juliana, deux sublimes filles de sa classe de Terminale Economique. Arg ! Pourquoi est-ce que je ressens systématiquement ce petit pincement au cœur quand je le vois avec ses deux amies de toujours ? Ils ont l’air de bien rigoler ensemble. Je vois Anthony poser sa main dans le dos de Juliana. Double « arg » ! Il me remarque et me fait un grand sourire. Ravie d’avoir son attention, je lui souris à mon tour.
    La sonnerie retentit à nouveau, signalant aux élèves de rentrer dans leurs salles de classe respectives. Mon amie Lou m’attrape et m’entraîne vers notre salle de cours d’Allemand. Anthony me fait signe de l’attendre à onze heures à la sortie du lycée ; je hoche alors positivement de la tête. Mon dieu ! Le désir fougueux de courir le noyer de baisers s’empare de ma personne. Seulement pour l’heure, je dois encore expédier mes trois dernières heures de cours de la journée.
 

*En latin, ano désigne l'anus et simius le singe. La lycéenne Akemi Su donne pour surnom à son prof de philo, dont on ne connait pas encore le nom réel, une version latine simplifiée d' "anus de singe".
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G
Eh ben tu ecris vraiment bien ! 0_0c fluide et on lit avec plaisir g même était deçu quand je suis arrivé a la fin, c trop court ! X)
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S
et dire ke je t'adore deja toi, mtn j'adore osi tes histoires, décidement je sai vraiment plu koi faire xD eh o fait euuuuuh tu t'es juste servie du nom de personne ke tu connai ( dont moi, Anthony ) ou tu a vraiment vécu ca ??? t pa obligée de repondre ca ma regarde pas
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